L'événement le plus important dans la vie d'un homme est le moment où il prend conscience de son Moi.


Tolstoï

jeudi 11 mai 2017

Psy côte Basque - Mon 1 er c'est Désir

Tant de questions, autant de désirs...

Désire-t-on ce que l'on veut?
Ou au fond est ce le désir qui décide?
Et si le savoir procurait le désir?

Désir au sens sexuel du terme ou désir de se réaliser c'est à dire assumer ses sublimations!

Le psychanalyste ne se rencontre pas sans l'avoir désiré, lui aussi suscite le désir.

La parole que le patient lui adresse dans cet entre-deux, c'est son inconscient sur scène, ce qui ne va pas, ce que l'on essaie d'avancer dans une analyse.
Le désir est la parole du signifiant, de l'empêcheur d'avancer...
Le désir de l'homme c'est le désir de l'autre.
L'autre étant symbolique, le lieu de la parole, l'autre à qui l'on s'adresse.
C'est aussi comment s'inscrit chacun d'entre nous dans le langage.
Nous sommes souvent touchés par la façon dont on est parlé par l'autre!

L'enfant très jeune est pris dans un bain de langage, il ne vient pas au monde en l'absence de mots; avant de naître, il est pris dans le désir de l'autre (les parents).
Si l'angoisse de la mère est forte, elle peut empêcher l'enfant dans sa façon d'être vivant.
Il doit sentir l'amour, la satisfaction, la protection, car sans soin il meurt. (Bowlby- l'attachement)
S'il n'est pas accepté comme tel dans sa venue au monde, ce sera compliqué pour lui par la suite.

 - Que désire t-on lorsqu'on désire un enfant?

Quel enfant est en jeu là-dedans, c'est toute la problématique de la féminité; chez les femmes il est intrinsèque au complexe d'Œdipe : d'abord en voulant un enfant de la mère, puis du père tandis que du côte des hommes c'est tout à fait nouveau le désir d'enfant.
Dans la névrose obsessionnelle, l'homme ne désire pas où il aime; il fera des enfants mais son désir sera ailleurs.
La rencontre avec le désir emporte la relation initiale entre deux personnes, et si le désir se divise et n'est pas dans la relation amoureuse, le couple éclate.
Le désir est plus fort que la loi; la loi essaie de rattraper les êtres dans la façon dont ils organisent leur mode de jouissance.

Nous avançons  avec la façon de mise à jour de nos jouissances.

Le désir permet la transgression et c'est bien à cet endroit là qu'il se niche, ce qui est permis est moins jouissif que l'interdit.

L'alcool, la drogue, le tabac ou autres substances interdites entrainent une jouissance, mais une mauvaise jouissance s'imposant au sujet; certes elle permet une satisfaction qui allège la souffrance mais là, nous quittons le champ du désir.

Le désir nous remet en mouvement, il nous mène par l'action.

L'inconscient c'est le corps noué à la parole, le sujet parle avec le corps lorsque la parole lui fait défaut; le symptôme-corps indique alors le malaise : ça passe dans le corps ainsi on sait où elle est, le corps qui souffre c'est soi-même en tant que sujet qui en est la cause.
La métaphore : " je suis bien /mal dans ma peau".
Le symptôme entrave le désir de s'accomplir, c'est à la mesure du désir que l'on mesure sa souffrance!
Il permet d'identifier le désir, c'est en le sentant empêcher que l'on peut le nommer.
C'est bien dans l'analyse que la position du désir se repère, parfois il peut se camoufler dans celui des parents, lorsque nous sommes capable de tout pour accepter la reconnaissance.
Et ce n'est pas forcément grâce à l'amour des parents que le sujet évoluera : en aimant trop, on peut écraser le désir.

Le désir se situe entre la demande et le besoin.

Quant à l'analyste, son désir c'est d'amener son patient vers le réel, son réel, au delà de la question du sens, vers quelque chose, quelque endroit qui résiste à la parole.

Si l'on est réconcilié avec soi-même, l'analyse peut se terminer.
Le symptôme, il est nécessaire de le rencontrer afin de pouvoir se guérir avec les mots.